Le
Gouvernement vient d’enclencher la procédure juridique
contradictoire qui doit mener dans les prochains jours à la
notification de la clause de sauvegarde sur le maïs transgénique
MON 810 à la Commission européenne. Réaction de
FNE.
Le Président de la
République vient de confirmer sa décision de suspendre
la culture de MON 810 en France. Pour ce faire, il a enclenché
la procédure au terme de laquelle la France adressera à
la Commission européenne la clause de sauvegarde sur le MON
810. Monsanto va être saisi du projet de décision et
disposera alors d’un délai d’a peu prés 15 jours
pour présenter ses observations.
Pour Lylian Le Goff : «
FNE prend acte de ce que le Président confirme un
engagement pris lors du Grenelle en enclenchant ce soir la procédure
au terme de laquelle la clause de sauvegarde sur le MON 810 sera
notifiée à la Commission européenne. FNE a
respecté jusqu’au bout la logique de négociation du
Grenelle et se félicite de ce que la rédaction précise
et claire de l’avis scientifique du Comité au sein duquel
elle siégeait ait permis une telle issue. Soyons clairs : il
n’y a ni vainqueurs ni perdants. Toutefois, dés l’instant
où l’Etat a appliqué le principe de précaution
en prenant cette clause, il doit également modifier le texte
du projet de loi sur les OGM toujours dans le sens de ce même
principe. »
FNE approuve que des moyens
financiers soient dévolus à la recherche scientifique à
la seule condition qu’ils permettent le progrès de la
recherche fondamentale. En outre, FNE demande à ce que la
future Haute autorité sur les OGM soit consultée sur
l’affectation de ces crédits.
L’engagement constant du
Ministre d’Etat à l’Ecologie, au Développement et à
l’Aménagement durables a, à l’évidence,
contribué à une telle issue, en dépit de la
pression particulièrement forte exercée par les
intérêts de marchands d’OGM.
Communiqué de presse FNE – 11/01/08
Rubrique: Réseau national