Jura Nature Environnement
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Les textes du confinement

La situation actuelle, à la fois effrénée et épuisante pour certain.e.s, tranquille et légèrement désœuvrée pour d’autres, donne à penser à beaucoup de monde. Nous avons voulu donner la possibilité à nos bénévoles et sympathisant.e.s de s’exprimer sur le sujet. Voici quelques textes ci-dessous. N’hésitez pas à nous envoyer les vôtres ! (à contact@jne.asso.fr)

Ces textes n’engagent que la responsabilité de leurs auteurs.

Le petit courage de la patience, de Christian Boisson

Covid-19 des causes aux leçons, de Hervé Bellimaz


On a aussi décidé de faire un petit tour dans la presse de temps en temps, histoire de partager les articles que nous trouvons intéressants. Les voici :

– Un article disséquant l’acharnement dont sont victimes les chauve-souris

Covid-19 : la chauve-souris, bouc émissaire idéal

– Une interview qui pointe la responsabilité du système agro-industriel dans l’apparition et la diffusion de nombreuses maladies

Coronavirus : « L’agrobusiness est prêt à risquer des millions de morts. »

– Témoignages d’agriculteurs.rices sur la difficulté, voire l’impossibilité, de tirer leur épingle du jeu dans cette situation de confinement

La crise et le confinement mettent à l’épreuve le monde paysan

– Un monologue « coup de poing » qui développe les questions que pose l’apparition de la pandémie

Monologue du virus

Dominique Méda : « La crise du Covid-19 nous oblige à réevaluer l’utilité sociale des métiers« 

– Un article qui rappelle que rien ne nous oblige à « rentabiliser » notre confinement (attention, c’est en anglais !)

You Don’t Have to Bake Your Own Bread in Quarantine

– Un autre qui souligne que la situation actuelle n’est pas la décroissance, du moins, pas celle que les militants souhaitent

Non, le Coronavirus n’est pas notre Décroissance

Les 24 Heures Naturalistes édition 2020

Information bien entendu sous réserve d’une levée des mesures de confinement d’ici-là … on y croit !

Rendez-vous désormais annuel au printemps, les 24 Heures Naturalistes jurassiennes auront lieu le week-end du 23-24 mai !
Cette année c’est l’ouest de l’agglomération de Lons-le-Saunier qui fera l’objet d’inventaires et d’actions de sensibilisation.
Entre autoroute A39 et Lons-le-Saunier, ce territoire abrite encore quelques beaux ensembles agricoles préservés d’une agriculture intensive et d’une urbanisation galopante. Réseau bocager, prairies maigres et humides seront particulièrement ciblés pour démontrer de leur grande richesse et vulnérabilité !

Au programme donc : recherche de la faune des mares et des milieux bocagers, inventaires botanique et entomologique des prairies oligotrophes, observations des papillons de nuit, etc.

JNE et les associations naturalistes partenaires (OPIE FC, LPO FC, CPEPESC et SHNJ) vous invitent à nous rejoindre pour un moment de découverte ou sur l’ensemble de l’évènement, à la rencontre de naturalistes amateurs ou confirmés, à plumes ou à chlorophylle, diurnes ou nocturnes.

Les 24 heures naturalistes aura son Quartier Général dans les environs de Courlaoux. Il est ouvert à tous les amateurs de nature, petits et grands, débutants ou confirmés.

Sont également prévues des sorties dédiées au grand public le samedi après-midi et soir pour faire découvrir les richesses de ces lieux méconnus au plus grand nombre.

Alors réservez d’ores et déjà votre week-end et inscrivez-vous en cliquant sur le lien suivant (merci de nous laisser vos coordonnées pour recevoir plus de précisions sur les modalités et lieux de rendez-vous) : https://framadate.org/UAuTUJ2NCiBXdKbR

Chantier du 28 février – Solvan et Publy

Une rivière, ce n’est pas que de l’eau !

Le 28 février était une journée dédiée aux zones humides. Au matin, Jura Nature Environnement se trouvait le long du ruisseau des Combes, à Lons-le-Saunier. Le cours d’eau a été restauré par ECLA et est redevenu sinueux, mais une rivière, ce n’est pas que de l’eau ! C’est pourquoi, avec l’aide de nos 10 courageux bénévoles, nous avons entretenu les arbres têtards en bordure et avons recreusé une mare qui disparaissait peu à peu.

Avant

Après

 

Et ça continue

La journée n’étant pas encore terminée, Jura Nature Environnement est parti restaurer un marais à Publy. Cette réserve d’eau stagnante, insérée dans un milieu très sec et calcaire, abrite de nombreuses espèces remarquables, comme la sangsue officinale. L’objectif du chantier était de rouvrir les abords du marais pour permettre aux chevaux de pâturer à proximité. Cela empêche naturellement le marais de « s’embuissonner » et de disparaître. Préservant ainsi l’habitat de nombreuses espèces…

[Végétal Local – Etude de marché Région Bourgogne Franche-Comté]

 

Dans la suite logique de notre appui à la structuration d’une filière de production de végétaux locaux, et comme annoncé fin 2019 :

 

France Nature Environnement Bourgogne-Franche-Comté lance une consultation pour la réalisation d’une étude d’opportunité et de structuration de la filière Végétal local (ligneux) en Bourgogne-Franche-Comté. La date limite de réponse est fixée au 15 avril 2020.

Si vous souhaitez répondre vous trouverez ci-après les liens de consultation et téléchargement direct sur le site internet de FNE BFC : http://fne-bfc.fr/

Mare et vous !

Ce samedi 7 mars aura lieu un chantier participatif sur la commune de Véria. Une des tâches principales est l’aménagement d’une mare d’abreuvement, qui permettra au bétail de se désaltérer sans abîmer les abords de la mare et détruire des habitats. Enjeu d’autant plus important que la mare abrite déjà des tritons crêtés 😉 Et une petite mare supplémentaire sera creusée.

Le chantier permettra aussi de restaurer les murgers, tas de pierres souvent dus à l’épierrage d’un sol, et qui sont des abris indispensables pour les lézards.

Enfin, après le repas, nous aurons l’occasion de découvrir l’habitat des castors au gré d’une petite balade.

PS : Le déjeuner est offert par la commune de Véria

QUAND : Samedi 7 mars, 9h30 – 16h

OÙ : Rendez-vous sur le parking de l’église de Véria

Atelier Plessage de haie en Bresse

Une info d’un partenaire :

Atelier participatif : le plessage d’une haie

Samedi 7 mars de 9h30 à 12h

Maison de la forêt et du bocage à Saint-Martin-en-Bresse (Perrigny)

La Bresse, terre de traditions et de savoir-faire, peut se targuer d’avoir un paysage bien particulier. Le territoire bressan est couvert de petits bois clairsemés, dont la plupart appartiennent aujourd’hui à des domaines privés.

C’est à la lisière de cet espace naturel privilégié qu’est pratiquée le plessage, ou « couchis du bouchon » en patois bressan. Le plessage est, par définition, un savoir-faire traditionnel de taille des haies vives.

C’est quoi le plessage ?

Cette pratique est évoquée dès l’époque romaine et est très répandue au Moyen-âge. Elle permet de constituer des barrières naturelles pour garder les animaux dans un périmètre bien défini. L’intérêt par rapport à des clôtures en bois mort est que la barrière plessée vieillit bien mieux : le bois mort finit par pourrir alors que le bois vivant du plessage se régénère chaque printemps et croît.

Cette technique pratiquée jusque dans les années 1960, consiste à déboiser manuellement un espace, à l’aide d’outils tels que la serpe ou la goyarde, afin de fabriquer des haies avec les branchages récoltés. On déboise, on attache et on fignole notre haie : c’est un savoir-faire qui permet bien des choses, et reste encore aujourd’hui très économique. De plus il possède un double avantage : il  dissuade le bétail de s’échapper et favorise l’écoulement des eaux par temps pluvieux. Autrefois, le plessage était réalisé une fois tous les 6 à 12 ans, et le surplus de branchages était récolté pour en faire du bois pour l’hiver.

Très esthétique, la haie plessée constitue une alternative intéressante au « béton vert » que constituent les haies de thuyas, peu propices à la biodiversité. Aujourd’hui, cette technique peut servir à des particuliers ou des collectivités pour clore une parcelle à moindre coût. Elle évite les trouées qui ont tendance à se former sur des haies non taillées, limite l’ombre portée sur le jardin grâce à sa faible hauteur et fournit du bois de chauffage lors de la taille.

Et vous, savez-vous plesser les haies ?

Dans l’espoir de sauvegarder ce savoir-faire des ateliers grandeur nature ont été imaginés, où chacun est invité à participer. C’est à la Maison de la forêt et du bocage, à Saint-Martin-en-Bresse, le 7 mars, que se tiendra l’atelier plessage des haies, de 9h30 à 12h. En suivant les conseils de ceux qui ont pu encore voir cet art être perpétué le siècle dernier, tout le monde est invité à plesser, en s’armant cependant d’un équipement réglementaire, à savoir des bottes, des vêtements pas trop salissants et un outillage de plessage (type goyarde ou serpe). Ces haies sont considérées maintenant comme « patrimoine » en raison de leur valeur ethnologique.

Louis PAGAND de Saint-Martin-en-Bresse, Bernard et Louis CORCELLE de Saint-Germain-du-Plain, qui ont pratiqué le plessage autrefois viendront vous transmettre leur connaissance.

C’est dans cette ambiance de partage de savoir intergénérationnel que nous espérons vous retrouver nombreux !

Cet atelier est gratuit et ouvert à tous, il suffit de s’inscrire au 03 85 76 27 16.

Contact presse :

Visuels disponibles sur demande

Dorothée Royot : 03 85 76 27 16

promotion@ecomusee-de-la-bresse.com

 

Chantier participatif sur les pelouses sèches de Chaudes-au-Loup

Ce samedi 7 mars, Jura Nature Environnement prouvait l’existence de son don d’ubiquité, en étant présent sur deux chantiers : l’aménagement d’une mare à Veria et l’entretien des pelouses sèches de Chaudes-au-Loup. Pour l’instant, gardons les pieds au sec et marchons du côté de Chaudes-au-Loup, à Rainans… L’activité était animée par Jura Nature Environnement et faisait partie du programme d’animations de Natura 2000 Serre et Chaux, mis en place par la Communauté d’Agglomération du Grand Dole. Les participant.e.s y étaient 16, dont de nombreux riverains.

L’objectif global était d’encourager le développement de la faune et de la flore si particulières des pelouses sèches. (Si vous savez déjà ce que sont les pelouses sèches, vous pouvez directement passer au prochain paragraphe 😉). Les pelouses sèches sont des milieux qui ont été façonnés et entretenus par les acti­vités pastorales traditionnelles pendant des siècles. Elles se trouvent sur des terrains superficiels, pauvres en nutriments, où la roche affleure. Face à de telles conditions, une végétation diversifiée et spécifique s’y développe, comme les orchidées et les plantes aromatiques. Pour ne pas perdre cette flore ni la faune qui y est liée, nous avons besoin de renouer avec des pratiques disparues depuis des années sur ces terrains peu productifs : un pâturage raisonné centré sur la qualité et non la quantité. Les chantiers consistent souvent à débroussailler les zones inaccessibles aux bêtes, pour que celles-ci puissent accéder à la pelouse et l’entretenir.

Pour télécharger la brochure sur les pelouses sèches de Chaudes-au-Loup : cliquez ici

Les pelouses sèches de Chaudes-au-Loup, classé Espace Naturel Sensible, font ainsi l’objet d’un projet de conservation. A l’aide de ce projet concerté entre le Grand Dole, la commune de Rainans et Jura Nature Environnement, un pâturage est remis en place par Arnaud DAVID, éleveur ovin à Rainans.

Concernant le chantier du 7 mars, il se voulait complémentaire à des travaux de réouverture plus conséquents qui se déroule la semaine suivante. Le chantier s’est donc concentré sur de petites actions manuelles ayant une forte plus-value pour le milieu naturel :

  • il fallait tout d’abord libérer un murger des arbustes qui l’avaient recouvert. Un murger est un tas de pierre effectuée au fil du temps par les bergers qui épierraient les pâturages et les prés de fauche. Une fois installés, ces murgers servent d’abri à de nombreux reptiles, insectes et même à certaines espèces d’oiseaux. Remettre en lumière le murger permet de restaurer l’espace vital des espèces citées.

Débroussaillage du murger, avant et après (repérez le merisier dans le rond rouge)

  • Ensuite, l’équipe s’est attelée à libérer le sol des débris du précédent débroussaillage : en se décomposant, ils auraient changé l’équilibre du milieu par l’apport d’humus, modifiant la végétation spécifique qui s’y trouve

  • Enfin, un linéaire d’ancien barbelé, pris dans une haie, a été retiré.

Comme les photos le montrent, le défi a été relevé haut la main ! Un grand merci aux participants, à la commune de Rainans ainsi qu’à Arnaud David pour leur participation.

Il n’y a plus qu’à se retrouver au printemps, pour la découverte des fleurs les plus emblématiques du site !

(Et si vous avez envie de participer à des chantiers similaires, n’hésitez pas, abonnez-vous à la newsletter de Jura Nature Environnement : envoyez un mail à contact@jne.asso.fr)

Ce chantier a bénéficié de financements européens FEADER et État dans le cadre de Natura 2000.