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Atelier Plessage de haie en Bresse

Une info d’un partenaire :

Atelier participatif : le plessage d’une haie

Samedi 7 mars de 9h30 à 12h

Maison de la forêt et du bocage à Saint-Martin-en-Bresse (Perrigny)

La Bresse, terre de traditions et de savoir-faire, peut se targuer d’avoir un paysage bien particulier. Le territoire bressan est couvert de petits bois clairsemés, dont la plupart appartiennent aujourd’hui à des domaines privés.

C’est à la lisière de cet espace naturel privilégié qu’est pratiquée le plessage, ou « couchis du bouchon » en patois bressan. Le plessage est, par définition, un savoir-faire traditionnel de taille des haies vives.

C’est quoi le plessage ?

Cette pratique est évoquée dès l’époque romaine et est très répandue au Moyen-âge. Elle permet de constituer des barrières naturelles pour garder les animaux dans un périmètre bien défini. L’intérêt par rapport à des clôtures en bois mort est que la barrière plessée vieillit bien mieux : le bois mort finit par pourrir alors que le bois vivant du plessage se régénère chaque printemps et croît.

Cette technique pratiquée jusque dans les années 1960, consiste à déboiser manuellement un espace, à l’aide d’outils tels que la serpe ou la goyarde, afin de fabriquer des haies avec les branchages récoltés. On déboise, on attache et on fignole notre haie : c’est un savoir-faire qui permet bien des choses, et reste encore aujourd’hui très économique. De plus il possède un double avantage : il  dissuade le bétail de s’échapper et favorise l’écoulement des eaux par temps pluvieux. Autrefois, le plessage était réalisé une fois tous les 6 à 12 ans, et le surplus de branchages était récolté pour en faire du bois pour l’hiver.

Très esthétique, la haie plessée constitue une alternative intéressante au « béton vert » que constituent les haies de thuyas, peu propices à la biodiversité. Aujourd’hui, cette technique peut servir à des particuliers ou des collectivités pour clore une parcelle à moindre coût. Elle évite les trouées qui ont tendance à se former sur des haies non taillées, limite l’ombre portée sur le jardin grâce à sa faible hauteur et fournit du bois de chauffage lors de la taille.

Et vous, savez-vous plesser les haies ?

Dans l’espoir de sauvegarder ce savoir-faire des ateliers grandeur nature ont été imaginés, où chacun est invité à participer. C’est à la Maison de la forêt et du bocage, à Saint-Martin-en-Bresse, le 7 mars, que se tiendra l’atelier plessage des haies, de 9h30 à 12h. En suivant les conseils de ceux qui ont pu encore voir cet art être perpétué le siècle dernier, tout le monde est invité à plesser, en s’armant cependant d’un équipement réglementaire, à savoir des bottes, des vêtements pas trop salissants et un outillage de plessage (type goyarde ou serpe). Ces haies sont considérées maintenant comme « patrimoine » en raison de leur valeur ethnologique.

Louis PAGAND de Saint-Martin-en-Bresse, Bernard et Louis CORCELLE de Saint-Germain-du-Plain, qui ont pratiqué le plessage autrefois viendront vous transmettre leur connaissance.

C’est dans cette ambiance de partage de savoir intergénérationnel que nous espérons vous retrouver nombreux !

Cet atelier est gratuit et ouvert à tous, il suffit de s’inscrire au 03 85 76 27 16.

Contact presse :

Visuels disponibles sur demande

Dorothée Royot : 03 85 76 27 16

promotion@ecomusee-de-la-bresse.com

 

Chantier participatif sur les pelouses sèches de Chaudes-au-Loup

Ce samedi 7 mars, Jura Nature Environnement prouvait l’existence de son don d’ubiquité, en étant présent sur deux chantiers : l’aménagement d’une mare à Veria et l’entretien des pelouses sèches de Chaudes-au-Loup. Pour l’instant, gardons les pieds au sec et marchons du côté de Chaudes-au-Loup, à Rainans… L’activité était animée par Jura Nature Environnement et faisait partie du programme d’animations de Natura 2000 Serre et Chaux, mis en place par la Communauté d’Agglomération du Grand Dole. Les participant.e.s y étaient 16, dont de nombreux riverains.

L’objectif global était d’encourager le développement de la faune et de la flore si particulières des pelouses sèches. (Si vous savez déjà ce que sont les pelouses sèches, vous pouvez directement passer au prochain paragraphe 😉). Les pelouses sèches sont des milieux qui ont été façonnés et entretenus par les acti­vités pastorales traditionnelles pendant des siècles. Elles se trouvent sur des terrains superficiels, pauvres en nutriments, où la roche affleure. Face à de telles conditions, une végétation diversifiée et spécifique s’y développe, comme les orchidées et les plantes aromatiques. Pour ne pas perdre cette flore ni la faune qui y est liée, nous avons besoin de renouer avec des pratiques disparues depuis des années sur ces terrains peu productifs : un pâturage raisonné centré sur la qualité et non la quantité. Les chantiers consistent souvent à débroussailler les zones inaccessibles aux bêtes, pour que celles-ci puissent accéder à la pelouse et l’entretenir.

Pour télécharger la brochure sur les pelouses sèches de Chaudes-au-Loup : cliquez ici

Les pelouses sèches de Chaudes-au-Loup, classé Espace Naturel Sensible, font ainsi l’objet d’un projet de conservation. A l’aide de ce projet concerté entre le Grand Dole, la commune de Rainans et Jura Nature Environnement, un pâturage est remis en place par Arnaud DAVID, éleveur ovin à Rainans.

Concernant le chantier du 7 mars, il se voulait complémentaire à des travaux de réouverture plus conséquents qui se déroule la semaine suivante. Le chantier s’est donc concentré sur de petites actions manuelles ayant une forte plus-value pour le milieu naturel :

  • il fallait tout d’abord libérer un murger des arbustes qui l’avaient recouvert. Un murger est un tas de pierre effectuée au fil du temps par les bergers qui épierraient les pâturages et les prés de fauche. Une fois installés, ces murgers servent d’abri à de nombreux reptiles, insectes et même à certaines espèces d’oiseaux. Remettre en lumière le murger permet de restaurer l’espace vital des espèces citées.

Débroussaillage du murger, avant et après (repérez le merisier dans le rond rouge)

  • Ensuite, l’équipe s’est attelée à libérer le sol des débris du précédent débroussaillage : en se décomposant, ils auraient changé l’équilibre du milieu par l’apport d’humus, modifiant la végétation spécifique qui s’y trouve

  • Enfin, un linéaire d’ancien barbelé, pris dans une haie, a été retiré.

Comme les photos le montrent, le défi a été relevé haut la main ! Un grand merci aux participants, à la commune de Rainans ainsi qu’à Arnaud David pour leur participation.

Il n’y a plus qu’à se retrouver au printemps, pour la découverte des fleurs les plus emblématiques du site !

(Et si vous avez envie de participer à des chantiers similaires, n’hésitez pas, abonnez-vous à la newsletter de Jura Nature Environnement : envoyez un mail à contact@jne.asso.fr)

Ce chantier a bénéficié de financements européens FEADER et État dans le cadre de Natura 2000.

 

Pour une jolie trogne…

Chantier d’entretien des arbres têtards à Lavigny

RDV samedi 29 février, 9h30 devant le cimetière de Lavigny

Pour tailler et replanter des saules têtards.

Chantier sur la matinée (et éventuellement l’après midi pour les courageux), repas tiré du sac.

Se munir de gants, et pour ceux qui ont, de materiel de coupe (scie, perche élagueuse, etc.)

 

 

 

Création d’une mare au Vallon du Solvan et restauration d’un marais à Publy

Ce vendredi 28 février sera une journée dédiée aux zones humides de l’ouest lédonien!

1) De 9h à 12h – Creusement d’une petite mare aux abords du ruisseau des Combes, en amont du vallon du Solvan

Longeant au sud le camping municipal, ce ruisseau a fait l’objet d’une importante opération de renaturation* par l’agglomération de Lons que JNE accompagne (restauration des saules têtards, conseils sur les essences plantées, fournitures de plants, suivi et lutte contre la renouée du Japon…). Au programme, le creusement d’une mare permettant à une petite population de grenouilles rousses de se reproduire. Gadoue garantie alors bottes et vêtements de circonstance obligatoires.

Rendez-vous sur le parking de la piscine municipale de Lons-le-Saunier

2) De 13h30 à 16h – Petits travaux et entretien du marais En Bullin, premier plateau à Publy/Conliège

Ce petit marais, petite rareté humide sur ce plateau sec, est un joyau que JNE choye avec la complicité des communes, de l’agglomération, de l’Office National des Forêts… Des chevaux ont pour la première fois pâturé le site fin d’été. L’hiver est la saison des petits travaux permettant d’optimiser le travail de ces brouteurs rustiques au bénéfice de la flore et de la faune.

Rendez-vous devant l’ancienne gare de Publy

Infos importantes :

Matériel et collation fournis par JNE.

Chantier du matin accessible à pied depuis le centre-ville de Lons ; possibilité de covoiturage depuis Lons-le-Saunier pour l’après-midi

* « Opération permettant à un milieu modifié et dénaturé par l’homme de retrouver un état proche de son état naturel initial. », LAROUSSE, https://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/renaturation/186710, consulté le 24 janvier 2020.

On soigne sa trogne

Dans la continuité du chantier de restauration de vieux saules têtards réalisé en 2018 sur une parcelle entre Grusse et St Laurent la Roche, JNE organise un chantier participatif pour découvrir les Saules têtards et les pratiques d’entretien et de multiplication de ces arbres exceptionnels .

Rendez-vous à 14h00 devant l’église de Grusse.

Se munir de gants et éventuellement du matériel de taille, en particulier scie et perche élagueuse !

Animation organisée dans le cadre des Journées Mondiales pour les Zones Humides et dans le cadre de l’Année des Trognes

S’inscrire en envoyant un mail à contact@jne.asso.fr, ou en téléphonant au 03 84 47 24 11

Pour télécharger le programme régional d’animations des Journées Mondiales des Zones Humides 2020 : cliquez ici 

On a marché avec les loups

Le 5 février, à la Médiathèque des 4C, environ 250 personnes ont assisté à la projection de « Marche avec les loups », en présence de Jean-Michel Bertrand, le réalisateur. Victime de son succès, le cinéma a malheureusement dû refuser des entrées.

On comprend que la séance ait attiré du monde, car Jean-Michel Bertrand est tout aussi passionnant que son film (classé comme documentaire, il s’agit plutôt d’un film documenté). Les spectateurs.trices ont pu lui poser leurs questions, sur des points précis de l’histoire, mais aussi sur le fonctionnement d’une meute de loups ou sur la difficulté de la coexistence des loups avec les éleveur.euses.

Là-dessus, Jean-Michel Bertrand le reconnaît. La coexistence va être difficile : les éleveurs se voient dans l’obligation de changer leurs pratiques et ont besoin d’aide pour compenser des pertes parfois inévitables. Mais pour le réalisateur, vouloir chasser le loup de nos contrées (revenu naturellement dans les Alpes par l’Italie, pays où il n’a jamais disparu) n’est pas une bonne idée. Le loup, qui n’est pas plus dangereux pour l’être humain qu’un autre animal sauvage, fait partie de nos contrées et de notre histoire. Animal sociable ayant besoin d’un grand territoire, il participe à la biodiversité et peut avoir des effets positifs sur la présence de gibier (sélection des individus les plus faibles, territoire étendu, autorégulation de la meute…)

Au-delà de ces enseignements, le visionnage de « Marche avec les loups » était l’occasion de contempler de magnifiques paysages (dont beaucoup se trouvent dans le Jura, mais on ne spoile pas !) et de s’immerger dans le voyage solitaire des jeunes loups à la recherche d’un territoire.

Pour télécharger le dossier pédagogique du film, cliquez ici

Pour télécharger la brochure « Le loup et nous » de France Nature Environnement, cliquez ici

La Saint-Valentin des grenouilles

Ce 10 février, sur une parcelle de FNE BFC, nous avons suivi la Darge, petit cours d’eau délogé de son lit dans les années 80 pour suivre une ligne droite un peu plus loin. Dans les plus basses dépressions de son ancienne couchette, en cours d’asséchement depuis des années,on espérait trouver de l’eau. Et on en a trouvé ! Sur la photo que vous voyez ci-dessous, l’eau présente dans le trou creusé (certes modeste) est arrivée par infiltration. Un bel encouragement de la nature, qui laisse à penser que ce trou d’eau a de beaux jours devant lui, et qu’il pourra effectivement devenir le lieu de rencontre des grenouilles vertes locales. Nous le saurons au cours de l’été, où nous évaluerons la possibilité de l’agrandir pour en faire une véritable mare l’hiver prochain.

Cette matinée a également été l’occasion de revoir l’agriculteur qui exploite la parcelle. Dans le cadre d’une Mesure Agro-Environnementale Natura 2000, il effectue une fauche tardive qui permet de préserver la riche végétation de cette prairie humide. Ensemble, nous allons continuer à travailler pour améliorer la lisière entre la prairie, le boisement et… la future mare.

La Saint-Valentin des grenouilles

Ne connaissant pas Tinder, les grenouilles ont besoin de mares pour se reproduire. Aidez-les en participant à notre chantier écovolontaire !

Si vous êtes libre lundi 10 février, rendez-vous à 9h30 sur le parking des étangs Vaillant, à Chapelle-Voland. De là, nous partirons vers le futur emplacement de notre mare, dans une propriété de France Nature Environnement Bourgogne – Franche Comté. Préparez vos bottes, votre pique-nique et des vêtements qui résistent aux taches !

Infos importantes :

Le matériel est fourni par JNE (mais n’hésitez pas à apporter le vôtre si vous pouvez !)

S’inscrire en envoyant un mail à contact@jne.asso.fr, ou en téléphonant au 03 84 47 24 11

Pour télécharger le programme régional d’animations des Journées Mondiales des Zones Humides 2020 : cliquez ici